Toutes les news communication, communication finance, communication digitale, rp et relations medias
Articles
Coronavirus et information : comment lutter contre les fake news ?
13 mars 2020     #Digital

Origine, vaccin, remèdes, suivi en temps réel de l’évolution de la pandémie, des mesures gouvernementales… Le coronavirus donne lieu à une infobésité croissante à mesure que se répand le virus et à une multiplication de fausses informations, dites fake news, publiées et largement partagées sur Internet et les réseaux sociaux.

 

Fake news : une propagation rapide


Le virus des fake news se propage d’ailleurs presque plus vite que le coronavirus lui-même. Comment enrayer cette infodémie, telle que l’a nommée l’Organisation Mondiale de la Santé ? Un défi majeur pour les GAFAM et le gouvernement.

Les principaux acteurs du web se sont réunis dès la fin du mois de février à Bercy pour mettre en place un plan visant à limiter la diffusion et la propagation de rumeurs ou de fausses informations. Les moteurs de recherche comme Google et Qwant, mais aussi les plateformes de réseaux sociaux, Facebook, Twitter, Instagram, TikTok ou encore LinkedIn ont ainsi défini la stratégie digitale suivante : privilégier les contenus des sites officiels émanant des autorités et les faire remonter en priorité dans les SERPs et en tête des news feed, comme la page gouvernement.fr/info-coronavirus.

Pour compléter le dispositif, les géants du Web et le gouvernement effectuent un travail de veille commune et de modération, de façon manuelle et automatique grâce aux algorithmes, afin de détecter les fake news et leur montée en puissance. En parallèle, les plateformes interdisent à la diffusion tout contenu visant à faire la promotion de faux remèdes, de rumeurs ou théories complotistes, mais aussi à réduire la visibilité de tout contenu qui chercherait à surfer sur la pandémie pour créer la panique. Initiative complémentaire, Facebook, par exemple, met à disposition des internautes ses services de ckecking avec des liens vers des articles démontrant que l’information est imprécise ou fausse.

Mais on observe bien que cette stratégie digitale a du mal à enrayer l’ampleur de ce phénomène viral. En effet, il suffit de taper quelques mots clés liés au coronavirus en ligne pour s’apercevoir que nombre de contenus non adéquats et/ou ne provenant pas de source sûre, s’ils ne remontent pas dans les premiers résultats, continuent à être largement diffusés, partagés et commentés.

Ce phénomène pose la question de la qualité de la communication et de l’information. Il rappelle combien chacun est responsable de la vérification des sources qu’il utilise, du contenu des messages diffusés et partagés… pour une communication claire, transparente et objective. Ceci est valable pour celui qui publie l’information, pour celui qui la relaie comme pour celui celui qui la lit.